Prioritized Objectives of AIMA

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Prioritized Objectives of AIMA;
Aims and Goals of the Fourth Symposium

The structural differences between spoken and written varieties in the Arabic language, which has been a permanent reality throughout its history, resulted in the creation and development of intermediate and mixed varieties, which were written and probably spoken as well. These are commonly called ¿Middle Arabic¿ varieties. After the publication of some pioneering research work in that field, Middle Arabic has been established as a new scientific branch of its own right by Prof. J. Blau¿s works. Although research on Middle Arabic is of vital importance to the reconstruction of the history of the Arabic language, its value has not been sufficiently recognized, as the dispersion of the work in the field and the absence of an overviewon the research reveal.

This fourth symposium on that topic aims again at reviewing the current state of the research of Middle Arabic, taking into account its historical and geographical context At the symposium we will also think over the different methods of analysis, as well as the problems of definition and terminology which are still under discussion in this field of research. In this respect,we need to try to improve our state of knowledge through a comparison with the results of researches conducted simultaneously during the last forty years in a field closely connected with it: we refer here to the modern study of so called ¿middle¿ or ¿mixed¿ varieties of Arabic. Data, methods of analysis and problems which arise in that type of research are all comparable with those which have already arisen in Middle Arabic, and are sometimes the very same.

We are also still eager to extend the comparison to neighboring sociolinguistic situations, either in Semitic (Hebrew for instance) or in other areas (Chinese, Greek, English, German, Italian, French, and more).

The organizers also wish that specialists of different fields of Arabic studies (history, philosophy, history of sciences or literature, etc.) should take part in the symposium. These scholars are, no doubt, faced in the texts they study, with mixed or intermediate varieties of Arabic of which they are the best experts.

Let us recall that during the previous symposia, participants largely agreed that Middle Arabic, in spite of its different expressions, constitutes an autonomous variety, which can and must be systematically described, that it has rules, which can be drawn, and that it follows norms on which standards are established.

Let us finally give again a short list of themes, which our association considers as deserving particular attention and which might be chosen for papers to be delivered in the AIMA IV symposium:
  • Middle Arabic (=MA) and its definition
  • Standards in Middle and Mixed Arabic (= MMA)
  • the use of MMA by various religious communities
  • Elaboration of databases of distinctive features in MMA
  • MMA written forms
  • Elaboration of some edition standards for written MMA
  • A typology of MMA styles, to whom they are addressed and which styles of MMA are used according to the persons addressed
  • MMA in poetry
  • MMA in popular literature
  • MMA in scientific and juridical texts
  • ¿Spoken¿ and ¿written¿ in MMA
  • MMA and Ancient Arabic
  • Unity and variety of Middle Arabic in time and space
  • Unity and variety of Mixed Arabic in space
  • Middle Arabic and Contemporary Mixed Arabic: analogies and differences
  • MMA influences on dialects and Standard Written Arabic
  • ¿Middle¿ Linguistic varieties in Semitic Languages
  • ¿Middle¿ Linguistic varieties in other languages


Buts et priorités de l¿AIMA,
Objectifs du quatrième colloque

Tout au long de l¿histoire de la langue arabe, l¿écart entre ses variétés parlées et sa variété savante a entraîné l¿émergence et le développement d¿un ensemble de variétés intermédiaires, mixtes, largement utilisées à l¿écrit comme sans doute à l¿oral, qui constituent ce qu¿il est convenu d¿appeler le «moyen arabe». Après quelques travaux de pionniers, ce sont essentiellement ceux de J. Blau qui ont permis de constituer les études scientifiques sur le moyen arabe en discipline à part entière. Cependant, l¿importance du moyen arabe, déterminante pour l¿étude de l¿arabe et de son histoire, n¿est pas encore réellement reconnue, comme l¿indique la dispersion des travaux où la perspective générale est souvent absente.

L¿objet de ce quatrième colloque est à nouveau de faire le point sur l¿état actuel de nos connaissances dans ce vaste domaine du moyen arabe, en prenant en compte la totalité de son extension historique et géographique ; de réfléchir en les confrontant sur les méthodes d¿analyse,mais aussi sur les problèmes de définition et de terminologie qui sont régulièrement soulevés dans ce domaine d¿études. Enrichir la réflexion par la confrontation des recherches parallèles dans le domaine, étroitement lié, de l¿étude des variétés orales «moyennes» (ou «mélangées») de l¿arabe à l¿époque contemporaine, est plus que jamais nécessaire, car les données, les méthodes d¿analyse,les problèmes rencontrés surtout, y sont en effet comparables, quand ils ne sont pas les mêmes. C¿est pourquoi les organisateurs souhaitent vivement que lors de ce quatrième colloque, cet aspect soit beaucoup plus présent.

Nous souhaitons toujours étendre la comparaison à des situations sociolinguistiques voisines, dans le domaine sémitique (cas de l¿hébreu par exemple) comme ailleurs (cas du chinois, du grec, de l¿anglais, de l¿allemand, de l¿italien, du français ...) : les organisateurs du colloque souhaitent voir des spécialistes de ces domaines prendre part aux travaux.

Enfin, un troisième souhait des organisateurs est de voir venir de nombreux spécialistes arabisants de diverses disciplines (histoire, histoire des sciences, histoire de la littérature, philosophie ...) qui, sans être linguistes, n¿en sont pas moins directement confrontés, par leurs travaux, à des variétés moyennes de l¿arabe et en sont, de ce fait, les meilleurs connaisseurs.

On rappellera qu¿un large consensus s¿était développé, au cours des travaux des trois premiers colloques, pour considérer que le moyen arabe, au-delà de la multiplicité de ses manifestations, constitue une variété autonome, dont la description systématique peut et doit être faite, dont les règles peuvent être dégagées, et qu¿il obéit à des normes qui déterminent des standards.

Parmi les questions qui retiennent en priorité l¿attention de notre association, et qui constituent des thèmes pouvant aussi faire l¿objet de communications à notre quatrième colloque,on citera:
  • La notion de moyen arabe.
  • L¿étude des standards du moyen arabe.
  • La constitution de répertoires des faits linguistiques du moyen arabe.
  • Les graphies du moyen arabe.
  • La mise au point de normes pour l¿édition des textes écrits en moyen arabe.
  • La typologie des genres et des destinataires et le choix du moyen arabe utilisé.
  • Le moyen arabe en poésie.
  • Le moyen arabe en littérature populaire.
  • Le moyen arabe et les textes scientifiques et juridiques.
  • « Oral » et écrit en moyen arabe.
  • Le moyen arabe et l¿arabe ancien.
  • Diversité et unité des variétés du moyen arabe dans le temps et dans l¿espace.
  • Diversité et unité des variétés mixtes dans l¿espace.
  • Moyen arabe et variétés mixtes contemporaines : analogies et différences.
  • L¿influence du moyen arabe ou des variétés mixtes sur le dialecte et sur la langue standard.
  • Variétés linguistiques « moyennes » en sémitique.
  • Variétés linguistiques « moyennes » dans d¿autres langues.